En effet, la saison 2005 se termine déjà... Que de souvenirs gravés et de records personnels, lors de ces 12 mois de l'année.
Les événement principaux...
Mars: -Course de folie sous la tempête de Neige qui n'était pas attendu après 2 semaines à plus de 15 degrés.
Avril: -Une belle 7 ème place aux 20km de Lausanne en améliorant mon record de 1min 20sec. Un contrôle anti-dopage à la clée (le 2ème à Lausanne, en 2 ans) qui s'averera négatif comme celui de 2004!
Mai: -Premier gros objectif de l'année: Marathon de Genève. Je termine l'épreuve à la 9ème place au acratch et 3ème dans ma catégorie. Quelles sensations de courir un marathon devant son public! 2h 42min 04sec.
-Première course de Montagne de la saison et quelle course, un paysage de rêve. Bluemlisalplauf à Reichenbach. Je termine 7 ème au acratch et 3ème dans la catégorie.
Juin: -Le Cross du Mont-Blanc, 21km et une belle 9 ème place. Des entraînements de folie avec David dans le Jura et le Salève. Un certain parcours La Rippe- La dôle- La Rippe en 3 heures.
Jullet:- Le Gigathlon en relais (Course, VTT, Vélo, inline et natation) en 2 Jours raliant Locarno-Bâle. Je cours le premier jour 32km et le 2ème 26km avec beaucoup de dénivellation.
Août-Septembre: -Quelques belles places sur les podiums genevois. Course du Mandement, semi de Jussy et 2 records personnels à la clef.
Octobre: Quel mois! 2 gros records personnels. J'ai russi à casser l'heure à Morat-Fribourg, 17,170km. 59min 37sec.
- Aux championnats suisse de semi-marathon à Lausanne, 21km097 je me classe 10ème avec un excellent chrono en guise de réptition générale au vue de l'objectif de l'année.
Novembre:- MARATHON DE NEW YORK. Et oui j'y étais et quels souvenirs. UN MYTHE. En plus, j'arrive à parcourir le tracé très sinueux (285m de dénivellation positive) en établissant mon record personnel sur cette distance. 2h 37min 03sec. Une ambiance de folie, un rêve qui se réalise... A refaire
Décembre:- L'Escalde, étape incontournable dans une saison lorsqu'on habite la région. Une 3ème place en Homme 1 avec une amélioration de 20 sec sur mon chrono. 23'38''. Le temps sera amélioré l'année suivante car en élite il n'y a pas le fameux problème du 3ème tour où il faut slalomer entre les concurents plus lents.
-Silvesterlauf à Zurich: 5ème place pour cette dérnière course de l'année dans un froid polaire. Maintenant une bonne pause de 6-7 semaines avant de commencer la nouvelle saison par des CROSS.
Saison 2006: Septembre MArathon de Berlin avec comme objectif de descendre sous les 2h 30min.
La Côte, 07.12.05: athlétisme - Julien Gantenbein décline ses journées en courant
Encore inconnu il y a peu de temps, le jeune Julien Gantenbein fait les titres des journaux depuis quelque temps. La première fois en terminant 61e sur plus de 30 000, et 2e Suisse au dernier Marathon de New York; la seconde fois en se classant 3e de sa catégorie lors de la récente Course de l?Escalade. Quel a été son chemin ? Rencontre avec un jeune bien dans ses baskets.
Quel a été votre chemin jusqu?au Marathon de New York?
Je suis né en décembre 1981 à Commugny. Depuis tout petit, j?aime le sport. J?ai fait partie pendant treize ans de l?équipe de football de Terre-Sainte. J?étais attiré aussi par le hockey, mais mes parents ne voulaient pas faire des aller-retour plusieurs fois par semaine à la patinoire. Je regrette de ne pas avoir pu le pratiquer. J?ai fait aussi du judo et de la natation quand j?étais petit. Je n?ai commencé à courir qu?à l?été 1998. De retour de vacance, je désirais perdre un peu de poids. L?automne de la même année, je courais le Morat-Fribourg. Je me suis classé 3e chez les cadets. Ce relatif succès m?a encouragé. J?ai donc décidé de continuer. Comme j?en avais marre de traverser toute la Suisse pour aller courir 400 mètres ici ou là, je me suis entraîné plus spécifiquement pour des course de longues durées. J?ai fait le Marathon de Lausanne en 2002, ça m?a plu. Je me suis entraîné seul pendant deux ans. Jusqu?en 2004, Frédéric Gazeau, un entraîneur physique pour les footballeurs, m?a préparé un programme d?entraînement, axé principalement sur le marathon.
Qu?est-ce-qui vous plaît dans le marathon ou plus généralement les courses de longue distance?
C?est la recherche de l?exploit personnel. Il faut se surpasser. Une fois qu?on a trouvé son second souffle, qu?on a réussi à franchir le «mur», c?est bon. On a l?impression qu?on pourrait courir sans jamais s?arrêter. C?est cette recherche de mes limites qui m?attire. Cette bagarre contre moi.
Pourriez-vous arrêter de courir aujourd?hui ?
Non, je ne crois pas. Ça devient une drogue, dans le bon sens du terme. Je cours entre 50 minutes et 2 heures, six fois par semaine. Mon jour de «congé» ça me manque. Et trois semaines avant un marathon, je fais plusieurs sorties de 3 heures.
Voulez-vous faire du sport votre profession ?
Non. Je suis actuellement étudiant à la Haute école pédagogique à Lausanne. J?ai décidé d?enseigner aux élèves de 4e à 6e primaire. Je ne veux pas être prof de sports car un stage dans une école secondaire m?a montré que les adolescents n?aiment pas trop la gym. Je préfère donc garder le sport comme hobby.
Quel est votre prochain défi ?
Le Marathon de Berlin en 2006. Mais avant cela, ce dimanche je vais courir à Zurich la Silvesterlauf, une course de 9 km. Plus tard, dans quelque années, j?aimerais beaucoup faire le marathon des sables.
Cet hiver je vais aussi me mettre à la peau de phoque. Et faire des courses en montagne l?été. J?aimerais bien aussi faire du cross.
Avez-vous une idole?
Oui: Stéphane Cand. Je l?apprécie pour sa modestie, parce qu?il réalise des exploits dans le seul but de se surpasser. Il ne court pas après l?argent. Je suis du reste d?avis qu?on devrait supprimer l?argent dans le sport, ça éviterait que des gens se dopent pour réussir.
Quel est votre meilleur souvenir?
Le Marathon de New York. Il faut le vivre au moins une fois. C?est inouï l?ambiance qu?il y a. Le c½ur de la ville bat au rythme du marathon. Des dizaines de milliers de personnes soutiennent les coureurs. A part une cinquantaine d?athlètes qui courent pour gagner, les autres participent pour le plaisir. C?est extraordinaire.
Les larmes aux yeux sur la 1re Avenue (24 heures, novembre 2005)
COURSE À PIED Julien Gantenbein, jeune coureur (23 ans) de Commugny, a réussi une performance de choix lors du dernier Marathon de New York. En 2 h 37?03??, il s?est classé 61e chez les hommes (78e au total sur 37 000 participants) et 2e meilleur Suisse derrière Viktor Röthlin. Rencontre.
Grégoire Surdez
Publié le 18 novembre 2005
Julien Gantenbein quitte rarement les chaussures qui lui ont servi à battre le pavé new-yorkais avec succès. / Photo Janine Jousson
» A 23 ans, Julien Gantenbein suit une progression régulière en marathon. A Lausanne en 2002, à l'occasion de son premier essai sur la distance mythique, il court en 2 h 57'. Trois ans plus tard, à New York cette fois, il réalise vingt minutes de moins. Il revient sur cet exploit riche en émotions.
«S'il ne fallait en choisir qu'un, ce serait celui-là. Je conseille à tout le monde de courir une fois dans sa vie à New York.» Julien Gantenbein, citoyen de Commugny, a les yeux encore remplis des lumières de la Grande Pomme quand il évoque cette folle journée du 6 novembre dernier. «Je me souviendrai toute ma vie de mon entrée sur la 1re Avenue, continue celui qui est aussi étudiant en HEP à Lausanne. Sur chaque côté de cette rue, qui doit bien faire quatre kilomètres de long, il y avait cinq ou six rangées de spectateurs. Une foule incroyable qui nous encourageait sans cesse. A ce moment, j'en ai eu les larmes aux yeux.»
Mais loin de se laisser «bouffer» par les émotions, le jeune Vaudois est galvanisé. Il pulvérise son meilleur chrono sur la distance mythique. Les 42 km 195 sont avalés dans l'excellent chrono de 2 h 37'03''. «J'ai bénéficié de circonstances favorables, explique-t-il. Je me suis retrouvé en compagnie de Dominique Chevalier, un Français qui valait 2 h 11' sur la distance il y a dix ans. Il m'a servi de lièvre.»
En «direct» sur Eurosport
La rencontre entre les deux athlètes au sein du peloton est d'ailleurs plutôt cocasse. «On courait les premiers hectomètres, et tout à coup j'entends un gars qui parle en français avec un portable à l'oreille! C'était Dominique Chevalier. En fait, il était en direct sur Eurosport et il commentait la course de l'intérieur. Je me suis approché de lui et nous avons couru ensemble dans un petit groupe de cinq ou six en se mettant d'accord sur un temps de 2 h 40'.» Au final, Julien Gantenbein se classe 61e chez les hommes, 78e au total et 2e Suisse sur un total de 37 000 participants. Pas mal pour celui qui s'est mis au marathon il y a seulement trois ans, c'était à Lausanne.
Auparavant, Julien était plutôt branché ballon rond. «J'ai fait treize ans de football à Terre-Sainte», se souvient-il. A cette époque, il côtoie ceux qui forment encore aujourd'hui l'ossature de l'équipe première. «Les frères Wust, Florian Bruderer?»
«C'est en 1998 que je me suis mis à la course. Car au fond, je suis quelqu'un d'assez solitaire. Ce que j'aime dans le marathon, c'est le défi que l'on se lance à soi-même.»
Solitaire, Julien l'est jusque dans sa préparation. Enfin, presque. «Je travaille avec un entraîneur italien, Orlando Pizzolato. Un ancien marathonien qui a gagné deux fois à New York dans les années 80.» Mais cette collaboration demeure virtuelle puisque tout se passe via internet. «Il m'envoie des programmes d'entraînements que je m'efforce de suivre.»
Les deux hommes se sont fixé un objectif pour 2006. Franchir la barre des 2 h 30' à l'occasion du Marathon de Berlin (le 24 septembre). «Encore de belles émotions en perspective», se réjouit Julien.



